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 ÂME, STRAM, GRAMME † (hell)

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Alan Page


‹ MESSAGES : 337
‹ DATE D'ARRIVÉE : 16/07/2015
‹ L'ENDROIT : entre les ouvrages ou une paire de cuisses, c'est selon

EVIL SPIRITS IN HEAVENLY PLACES

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MessageSujet: ÂME, STRAM, GRAMME † (hell)    ÂME, STRAM, GRAMME † (hell)   EmptyLun 20 Juil - 15:58


Hell et Alan
Vous avez été pesé, vous avez été mesuré, et on vous a jugé insuffisant.
(theme)

Elle suit, elle se dissimule, elle s'oublie derrière les pierres qu'il s'empile pendant que lui, imperturbable, continue son chemin, un bouquin entre les doigts. Elle était là, il y a une heure, elle est toujours présente, brillant de mille feux sous le soleil qui dévoile ses derniers rayons pour faire peur aux plus sensibles. Elle est là, Hell, avec sa dégaine de poupée porcelaine qui cherche à danser sur son socle en dentelles. Elle est là, Hell, à lui coller aux pompes comme le voudrait un vieux chewing-gum mâchonné par un mouflet de six ans à peine. Sans saveur, sans aucun goût, blanc comme neige, néanmoins coriace qui ne lâche pas l'affaire. Il aura beau frotter contre le bitume, il ne réussira pas à s'en débarrasser comme il le souhaite. Légèrement lové contre son gilet, un vent frais s'abat sur la ville qui sans broncher l'accueille - puisqu'elle écarte les jambes pour à peu près n'importe quelle créature. Un sourire au bord des lèvres, il peine à se concentrer sur les phrases qui s'alignent devant ses yeux à peine plissés. Trop songeur, trop pensif à jouer au chat qui veut berner la souris. Elle est dans son quotidien, la douce aux lèvres acidulées, semblables à des bonbons à peine léchés. Elle est toujours là, le mardi, le jeudi aussi, à des heures parfois fixes, parfois variées, dans un coin de la bibliothèque à lui lancer des oeillades qui auraient pu être vraisemblablement anodines. S'il n'avait pas tout vu, s'il ne savait pas. Parce que Pan aux oreilles tendues et à la gueule ouverte ne se lasse jamais d'un spectacle aux allures d'un cirque victorien, là où les monstres difformes sont déballés sur l'avant de la scène, où les analphabètes ricanent et se sentent bien mieux dans ce qu'ils sont. Eux, tout simplement. Parce que Pan a extasié à l'instant où des coeurs se sont arrêtés de battre. Bain de sang, douche de tripes, c'est baignée dans l'impureté que, à l'instar du Phoenix, elle a pu renaître. Sorcière doucereuse aux paroles empoisonnées, il glisse son ouvrage vieillot dans la poche de sa sacoche et fait comme si. Comme si la rocaille était une découverte. Comme si, être humain était sa véritable nature. Tout un art, une véritable mise en scène, performance à ciel ouvert que les plus futés ne voient que lorsqu'ils se donnent la peine de croire, ils finissent de la même manière, peu importe la couverture dévoilée ou non ; à la poussière.

Il inspire profondément l'air pollué, le crachat fumé des usines qui se débattent beaucoup plus loin, et malgré la distance, il se sent toujours profondément ancré dans son élément. Son rythme augmente, puis se cadence de manière à l'obliger à se faire voir. Il joue comme on claquerait un pion sur l'échiquier, il bluffe, il fait mine d'être déjà dévoré alors que ses dents entourent déjà la chair pourrie qui lui sert de trophée. Répugnant, les asticots gigotent sur cette surface molle qui sert à ces autres, qui se veut comme surnom de limbes. Ils ne sont pas morts pourtant. Ils sont entre les deux, parfois trop crevés, parfois trop existants, il faut leur offrir la balance qui saura décider pour eux. Corde autour d'un cou juvénile, une fois le saut décidé, il n'y a plus de moyen de jurer au paradis. Il sera là, Alan Page, pour servir le tapis rouge de muscles qui leur revaudra un regret mêlé à la fascination. Quant à elle, il n'en a pas la moindre idée. Il la sait assez forte pour se croire capable de souffler. Cependant pas assez pour ne pas succomber aux chants des sirènes, il ne faut pas casser la marionnette aux fils trop lestes. Il faut savoir la dompter, l’accoquiner, puis enfin l'attraper pour l'enfermer dans des griffes acérées. C'est une bourde pour grandes personnes, un cache-cache grandeur nature qui donne à la fille lunaire une capacité infantile ; se croire invisible derrière ses doigts ciselés. Plutôt étrange bête, qui à force de s'illusionner s'enfonce dans des méandres qui échappent à toute bonne conscience. Même chez les dégénérés il existe une certaine part de réalité, une ouverture à l'autre monde qui leur est fermée à cause d'antidépresseurs ou de calmants. Chez les présumés saints, ils s'avèrent être les pires, les plus méprisables. Parce qu'ils veulent tout expliquer, que le sens leur file entre les ongles, et sans ça ; ils ne sont plus rien. Les monstres sont là cependant, ils se développent au fond d'eux, plus que chez les détestés du Tout-puissant à la barbe grise. Tic-tac, tic-tac, l'aiguille continue de tourner. Il décide de la stopper en s'arrêtant de façon si nette qu'il donnerait presque la sensation de s'être figé de froid. Il lui fait presque face, à quelques mètres de là, ses prunelles océans dévisagent sa stature d'enfant-homme. Celui-ci n'en tire qu'une mine curieuse, intriguée, quitte à jouer les ignorants, il préfère s'y donner à coeur joie. Passant sa main droite sur la lanière de son sac pour le remettre convenablement sur son épaule, il penche sa tête sur le côté à l'instar des jeunes chiots qui ne comprennent pas un traitre mot de l'ordre donné par le maître. « Excusez-moi, mais... » Je sais qui tu es, je sais ce qui se cache dans les passages sinueux de ton crâne compressé, je sais ce que tu vaux, je te vois comme dans un miroir. Hésitation, le démon reprend une mine radieuse, presque solaire pour attiser une confiance qui brûle déjà d'étincelles orangées. « Il y a un problème ? » Qui trouvera sa solution dans sa langue de serpent, qui siffle à l'aisance, à la confiance bafouée, à la candeur souillée et à la jugulaire enchaînée.




purgatorio
Reconnais la puissance et la vertu de Jésus-Christ, qui t'a vaincu dans le désert, a triomphé de toi dans le jardin, sur la croix, t'a dépouillé. Et, se relevant du tombeau, a transporté tes trophées au royaume de la lumière ; retire-toi de cette créature.
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